Un martyr pas comme les autres

Ce  brave homme est né en 1922 à Tizi-Ouzou prés de Tigzirt, et a combattu pendant 8 ans de 1954 à 1962 sous le nom de Mohamed Amrouche.

En 1954

En 1954 il payait des cotisations et donnait des tractes pour une manifestation, une guerre ou un soulèvement comme une lueur d’espoir. Il était au côté de quatre autres personnes qu’il commandait. Il  accomplissait cette mission et combattait les ennemis en même temps jusqu’en 1956.

En 1956

C’est en Mai  1956 qu’il se dirigea vers la capital pour continuer à remplir son devoir. Arrivé vers 10 h il fut dépouillé et  battu par l’autorité française avec pour accusation d’être combattant algérien « moudjahid« , il le nia pour continuer la révolution et fut libéré. Aux environs de 19 h il lui a été ordonné d’aller à Bir Khadem  pour y passer la nuit malgré l’obscurité. Une fois arrivé au hammam où il allait se reposer il rencontra une connaissance qui nia le connaitre, il lui dit d’aller à la gendarmerie alors que c’était elle qui l’envoyait. Il y passa la nuit et le lendemain il « alla au travail », arrivé à Hydra il demanda 30 Fr à son patron pour revenir au village auprès de sa famille qui était ahuri de son état : il était sale comme un chien et avait des blessures à chaque millimètre de son petit visage maigre et pale.

Le 17 Juin 1956 les français entrèrent au village. En Septembre tout avait reprit, il travaillait mais c’était un autre travail : il épluchait des figues de barbarie. Puis tous les combattants se réunirent à « Lebdahi » pour établir des plans, c’est là que les français attaquèrent à nouveau. Ils étaient 14 moudjahid 3 d’entre eux sont morts : Moh Bachi, Si El Bachir et Med Ameziane T. 3 ont été emprisonnés, 3 ont été tué : Idir Amar, Seman Ali et Idir Ali au cimetière d’Ighil et 5 se sont enfuient : Mohamed Ameziane , Mohamed Tellal, Belaid Said, Idir Akli et Ktab H’med dont deux blessés. Quelques mois plus tard ils furent recherchés et Mohamed Ameziane a été emprisonné par les gendarmes français.

En 1957

En 1957, après avoir été enfermé dans son village, ce combattant fut transféré à Thikouvain 12 jours plus tard. Pendant ce transfert il s’enfuit, un mois plus tard il est ré-enfermé et (re)fuit 48 jours après. Il fuit alors la prison et combat à la guerre de 1957 jusqu’à la fin de celle ci en 1962.

FIN DU CAUCHEMARD

8 ans après la fin de cette guerre, ce grand homme retrouve sa famille et son véritable nom à l’âge de 40 ans. Il continue de vivre avec elle dans son village et est fier d’avoir défendu son merveilleux pays.

Ammad Massina / 3ème1

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