Un témoignage pércutant

À l’occasion de la commémoration du 17 Octobre 1961, notre établissement a accueillit le Dimanche 25 Octobre, un ancien militant de la fédération de France, Mohammed Ghafir, dit Moh Clichy. Lors d’une conférence organisée pour les élèves de terminale par l’Association des parents d’élèves, Mr Abidi coordinateur d’histoire et la directrice Mme Benfreha. Mohamed Ghafir était âgé de 26 ans au moment des faits, ancien militant et responsable au sein de la fédération de France chargé de la banlieue nord de Paris.

C’est avec une mémoire infaillible que Mohammed Ghafir a su captivé l’assemblé par son discours montrant à quel point l’émigration et la Fédération de France ont contribué à l’indépendance de l’Algérie. « Ma mémoire est encore vivante et je suis heureux de pouvoir la partager avec vous » nous a-t-il lancé d’un ton franc. Et c’est belle et bien ce qu’il a fais en racontant les actions mémorables menées par les Algériens avant le fameux 17 octobre 1961 tout en citant chaque date marquante.

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 En 1958, il devait comparaître devant le tribunal pour « atteinte à la sûreté extérieur de l’Etat » Ainsi afin de nous apporter un témoignage plus vrai que nature Moh Clichy s’est mit debout et nous a réciter sa déclaration qui a été rédigé par les cinq premiers ministres du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, le comité de détention et le collectif des avocats. Il s’est levé en position de djoundi et a dis : « Quelque soit votre verdict nous somme convaincu que notre cause triomphera, parce qu’elle est juste et parce qu’elle répond aux impératifs de l’histoire. Et il conclut, Garde à vous ! Vive l’Algérie libre et indépendante ! Vive le front de libération nationale et son Armée de libération nationale ! Vive la république Algérienne ! Vive la révolution Algérienne. » Ghafir Mohammed a ainsi, durant toute la conférence, offert aux élèves une autre vision de ce qu’à été la guerre d’Algérie. Il n’a d’ailleurs pas manqué de rendre hommage à Fatima Bedar qui est le symbole de la résistance de la femme Algérienne. Cette jeune fille âgée de 15 ans qui n’avait rien d’une militante née mais qui, pour participer à la manifestation pacifique du 17 Octobre 1961, a bravé l’interdit parental. Hélas ! Elle n’est jamais rentrée chez elle après la manifestation. Le 31 Octobre 1961, on a retrouvé son corps noyé dans le canal de Saint-Denis. Comme pour de nombreux Algériens elle a été victime des violentes répressions.

Ce grand homme, nous a offert la plus belle leçon d’histoire qu’on est pu avoir. La qualifiée de ‘’leçon’’ n’est pas très juste car ce n’est pas un cours qui a été assimilé mais plutôt une prise de conscience de tout les sacrifices consentis par le peuple Algériens pour que vive l’Algérie libre et indépendante. C’est d’homme comme celui-ci dont à besoin l’Algérie pour ne jamais oublier ce qu’elle a vécu car comme Mr Abidi l’a si bien dis  « C’est avec ces mémoires qu’on écrit l’histoire ».   

Amira H.K/ Ts1

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