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Interview Safia Ourezki

Bienvenue à tous dans notre nouvelle rubrique « Qu’est-ce que tu deviens ? ». Il s’agit de retracer le parcours d’anciens de notre école. Cette fois-ci nous nous intéressons à Soumaya et Safia Ouarezki, deux sœurs jumelles qui, après Bouamama, ont publié une BD, Fatma N’parapli, qu’on aimerait vous faire découvrir. Cette œuvre atypique écrite spécialement en derja algéroise est très intéressante et après l’avoir lue nous vous la conseillons vivement !
Voici l’interview que l’une des jumelles, Safia, a gentiment voulu nous accorder :

→Journal Cheikh Bouamama (JCB) : Pourquoi avoir choisi la BD ?
.→Safia Ouarezki (SO) : Parce-que l’idée pour Fatma N’parapli nous est venue au cours d’une formation en bande dessinée organisée par le FIBDA (Festival International de la Bande Dessinée d’Alger). En plus Mahmoud Benameur, le dessinateur de la BD, est passionné de bande dessinée depuis son enfance.
→JCB :
Le choix de la langue est aussi particulier et plutôt rare dans les productionsculturelles, comment vous-est venue l’idée ? Est-ce que vous êtes pionniers ou est-ce que d’autres BD ont aussi été écrites dans le même style ?
. → SO
Je ne trouve pas que c’était un choix, la décision n’était pas difficile à prendre parce-que les personnages étaient inspirés de personnes réelles, et celles-ci parlaient arabe. Aucune autre langue n’aurait marché. Nous ne sommes pas des pionniers de ce style, mais c’est vrai qu’il n’y en a pas beaucoup.
→ JCB
L’intrigue est aussi singulière, d’où sont issus vos personnages et récit ?
. → Safia O.
Comme je l’ai déjà mentionné, ils sont issus de personnes et histoires réelles,racontées par des membres de la famille, principalement nos mamans, grand-mères et autres femmes âgées de la famille. Nous avons ajouté des touches personnelles, c’est normal, mais dans l’ensemble on voulait reproduire un récit qui traduise bien la réalité des petits quartiers d’Algérie, année 1950.
→ JCB :
Vous abordez dans la BD la source de votre inspiration, qui a été votre grand-mère, pouvez-vous nous en dire plus ?
. → Safia O.
Ma grand-mère et ma mère connaissent des femmes comme les Fatmas de laBD, et elles parlent l’algérois de l’époque, donc elle nous ont aussi servies de‘dictionnaire’ pendant la période d’écriture. On les a consultés aussi pour ledessin (des maisons, des rues, du décor…), les tenues portées par les femmes etc.
→ JCB :
Est-ce que vous avez reçus des distinctions/prix ?
. → Safia O.
Quand le projet était en herbe en 2013, on a gagné le prix du ‘Meilleur Projet’au FIBDA de cette année. Une fois la BD publiée en 2014, elle a gagné le prixdu ‘Meilleur Album en Langue Arabe.’
→ JCB :
Où peut-on acheter votre livre ?
. → Safia O.
Malheureusement il n’est pas disponible dans beaucoup de librairies, il l’était, l’année de sa sortie mais plus maintenant. Vous pouvez le trouver dans la librairie Point-Virgule à Chéraga, et aussi chaque année au FIBDA (a Maqam Echahid)
→ JCB :
Quels sont vos projets pour le futur ?
. → Safia O.
Mahmoud travail en tant que ‘concept artist’ d’un jeu vidéo, ce qui a toujours était son rêve. Nous n’avons pas de projets de bande dessinée actuellement parce-que lui et Soumeya vivent en Tunisie maintenant, et moi je suis concentrée sur l’enseignement.
→Journal (JCB) :
Le journal en partenariat avec Ouled Bouamama, vient de lancer un concours de dessins sur sa page facebook, que pensez-vous du talent de nos dessinateurs ?
. → Safia O. Je ne peux pas vraiment juger puisque je n’ai aucun talent, et les critères dejugement m’échappent aussi ! Cela serait plutôt le travail de ma jumelle et de Mahmoud, son mari. Mais d’après ce que j’ai vu, il y a du talent !
→Journal (JCB) :
Quels conseils pouvez-vous donner à nos petits écrivains/artistes en herbe ?
. →Safia O.
Apprenez les techniques, cherchez de formations comme nous l’avons fait,restez motivés, persévérez.
→ JCB :
Qu’est-ce que vous devenez aujourd’hui en plus de la BD ?
. → Safia O.
Moi je suis prof d’anglais dans une école d’anglais à Alger, et j’enseigne l’anglais à la fac de Kharouba aussi. Soumeya fait une petite pause pendant qu’elle élève son fils, qui a 9 mois
→ JCB :
Enfin, en tant qu’ex-élèves de notre lycée, quels y ont été vos meilleurs souvenirs ?
. →Safia O.
Les cours d’histoire de M. Abidi, cours d’anglais de Mlle Kerkouche, les moments passés entre amis dans la cour… les vacances !
.
Voili voilou cette dernière question conclut donc notre interview. J’espère que ce parcours donnera des idées à nos jeunes talents participants au concours de dessin.
On espère aussi que vous appréciez le concept du parcours des anciens. Si c’est le cas n’hésitez pas à nous le dire, et si vous avez de bonnes idées pour améliorer le format vous êtes libres de nous les soumettre on y prêtera grande attention afin d’améliorer nos rubriques.

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Voyage au centre du Sahara!!

Pour ce nouveau Globe Trotter nous avons décidé de rester dans la région. Remarquant que plusieurs élèves de notre lycée n’ont pas eu l’occasion de visiter l’Algérie et n’en connaissent qu’Alger.  J’ai le plaisir de vous présenter  une parmi les plus belles Wilaya de notre pays : Tamenrasset située dans le centre du Sahara dans l’extrême Sud Algérien plus exactement à 1400 m d’altitude dans les montagnes du Hoggar. Elle est fameuse de par sa représentation de la magie de la nature saharienne avec un fascinant paysage rocheux où ses montagnes peuvent atteindre les 2918 m d’altitude. Lire la suite Voyage au centre du Sahara!!

La prison aux états unis, une véritable descente aux enfers !

L’Amérique des grattes ciels et des grands espaces détient aussi un triste record. Celui du plus grand nombre de prisonniers au monde, deux millions de personnes, soit 1% de la population. Un américain sur quarante passera par la prison au moins une fois dans sa vie et les chiffres ne cessent de croitre.

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Mais où se cache-t-il, ce monde perdu?

Les légendes ont toujours fasciné le monde, on ne sait jamais si elles sont vraies ou fausses et c’est d’ailleurs ce qui les rend encore plus intéressantes. On veut en savoir plus et même peut-être y croire malgré le fait qu’au fond de nous-même, on pense que rien de tout cela n’existe. Il y a plusieurs sortes de  légendes. On peut prendre comme exemple, pour les légendes tirées de récits ou de livres, « l’Atlantide« , civilisation qui aurait pendant l’antiquité grecque été engloutie et disparue a jamais dans les profondeurs de l’océan.

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